Docteurs et doctorants


Thèses soutenues


E. Le Mouel
. 2002-2006. Thèse soutenue en juin 2006 (convention CIFRE Université Paris Nanterre/RATP).
Titre de la thèse : La culture dans les espaces publics non dédiés. Scénographies d'espaces de transport par l'Unité « Design et Projets Culturels » de la RATP ; les figures de l'usager citoyen et de l'usager client comme horizon. Mention Très honorable avec félicitations du jury.
Résumé : La culture semble investir chaque jour de nouveaux champs et espaces qui lui étaient la veille encore inconnus. Mais, au fur et à mesure qu'elle tisse des liens sans cesse plus étroits et souvent basés sur l'incongruité, l'impertinence et l'émotion avec des espaces publics tels que les rues, les galeries marchandes ou les stations de métro, elle semble parfois se changer en une pâle "animation culturelle"... En basant notre étude sur le cas du métro parisien, nous nous proposons donc de chercher à comprendre en quoi l'investissement d'espaces publics spécifiques par la culture, au profit d'une entreprise de service public, peut modifier les rapports, tant inter-personnels au sein de cet espace, que de sujets à la culture... Dans la tradition du pragmatisme, qui place la question politique au coeur de sa démarche, nous pensons que lorsque l'espace public se fait le lieu où la culture devient le culturel, il y a matière à problématiser.
Situation actuelle : cadre à l'unité Design de la RATP

C. Burget. (2002-2006) Thèse soutenue en septembre 2006 (convention CIFRE Université Paris Nanterre/RATP).
Titre de la thèse : La gestion des flux dans l'espace métropolitain : Relations entre les nouveaux médias et l'espace public. Quelles perspectives pour un espace public connecté ? Mention très honorable.
Résumé : Quelles modifications subit l'espace public lorsqu 'il rencontre des nouveaux médias transformés dans leurs structures technique et symbolique à travers l'espace métropolitain ?
Situation actuelle : Ingénieur de recherches à l'Université Paris V. René Descartes.

G. Martinache. (2006-2008). Thèse soutenue en octobre 2008.
Titre de la thèse : Entre l'envol et l'atterrement. Dynamiques archéologiques de la modernité.
Résumé : A partir du milieu du XIXe siècle, l'Europe a connu un véritable engouement pour l'archéologie. C'est précisément durant cette période à savoir, la fin du XIXe et le début du XXe siècle que Baudelaire a décidé d'instaurer le néologisme de modernité qui ne va cesser depuis d'agiter les consciences imaginaires. Nous proposons dans ce travail d'étudier la convergence philosophique des deux événements. Il n'est pas question ici d'envisager l'aspect scientifique de la discipline archéologique mais de sonder son héritage imaginatif chez les penseurs de la modernité. Ainsi, en nous inscrivant dans le sillage marqué par l'archéologie foucaldienne mais aussi par le projet non terminé d'une archéologie benjaminienne, nous montrerons de quelle manière la fascination qu'a pu exercer l'archéologie sur les hommes de la modernité a permis d'ouvrir de nouvelles perspectives dans le domaine de l'esthétique et surtout de quelle manière ils ont constitué l'archéologie comme outil méthodologique. De quelle manière les penseurs ont-ils accueilli cet engouement pour la Chose archéologique ? De quelle manière cela se traduit-il dans la modernité ?
Situation actuelle : Maître de Conférences à l'Université Catholique de Lille.

X. Sense. (2004-2008). Thèse soutenue en novembre 2008.
Titre de la thèse : La pensée de la technique à l'épreuve du processus artistique.
Résumé : Comme en témoigne l'essor fulgurant et la croissance des technologies dans nos sociétés, on assiste depuis quelques années maintenant à un bouleversement dans les rapports du sujet et les modes de représentation. La formalisation et la diffusion d'images produites par des moyens informatiques préludent, par exemple, à l'invasion d'espaces visuels forgés de toutes pièces et sans commune mesure avec les pouvoirs mimétiques du cinéma, de la photographie et de la télévision. questions, dont certaines, cruciales, sont d'ordre historique. S'il y a bien une mutation en cours, quelles sont les formes et les modalités sacrifiées ? De quel type de rupture s'agit-il ? En même temps, quels sont les éléments de continuité qui relient par exemple les images contemporaines à celles de la reproduction mécanique ? Ou encore peut-on dire, et si oui jusqu'où, que le numérique amène « la société du spectacle », chère à Guy Debord, à un stade de développement et de raffinement plus avancé ?
Situation actuelle : Maître de Conférences, Paris V. René Descartes.

Olga Koudriavtseva-Velmans (2008-2012). Thèse soutenue le 30 mars 2012
Titre de la thèse : Les traditions occidentales et orientales du Moyen-Âge dans l'art contemporain.
Résumé de la thèse : Le langage commun et l'image forment l'identité de l'individu. En prenant cela comme une possibilité pour l'art plutôt qu'une donnée, nous allons vérifier si l'art plastique médiéval et si celui du contemporain visent les mêmes buts et fonctionnent de la même façon, quand ils utilisent au sein de la même œuvre le texte et l'image considérés comme les moyens majeurs d'expression. L'idée d'étudier « la rigidité des traditions indiscutables » dans l'art visuel de l'Orient à l'Occident ne se voit pas dans un contexte des limites géographiques, l'Orient et l'Occident sont vus plutôt comme un concept symbolique élargi jusqu'au contexte universel. L'art contemporain aperçu en tant qu'institution du pouvoir élabore ses propres doctrines nouvelles ou bien des doctrines recyclées, avec l'ambition de construire à l'échelle mondiale un « New Age » de l'expression artistique exclusivement actuelle. Mais ne risque-t-il pas à rentrer plutôt dans une sorte de « Dark Age » sombre et morbide? L'Est et l'Ouest, le médiéval et le contemporain sont vus comme des pôles esthétiques, comme des extrémités de l'Univers et la question se pose : sont-ils analogiques ou antinomiques ?  

Le Moyen âge n'est pas uniquement une époque historique ou un concept chronologique, c'est aussi une étape transitoire. Les artistes actuels comprennent ce phénomène individuellement et en même temps il y a une certaine unité esthétique à la fois sombre et romantique, pessimiste et optimiste. Leurs œuvres contemporaines nous emmènent dans l'époque des iconostases, des cathédrales, des vitraux, des mosaïques, mais aussi dans l'époque de la canonisation, de la sacralisation, de l'alchimie et d'autres « bizarreries » médiévales. L'Iconostase en Orient et le retable en Occident apparus au Moyen Age sont des créations plastiques d'une importance suprême par leur haute concentration en énergie spirituelle et surtout par leur concentration informative très forte, probablement équivalente à celle des multimédias contemporains. Cette « polyfocalité » des œuvres médiévales attire des artistes contemporains qui cherchent leurs racines esthétiques dans l'art de l'icône, ceux qui se laissent porter par les icônes médiatiques contemporaines et ceux qui créent des œuvres concentrant des énergies spirituelles dans le but de réunir l'Est et l'Ouest.
Situation actuelle : Directrice de galerie d'art contemporain.

Yifan Pan (2008-2013). Thèse soutenue le 9 octobre 2013
Titre de la thèse : Sur l'écriture : La question de l'innommable chez Maurice Blanchot.
Résumé : Cette thèse analyse la question de la nomination dans l'écriture de Blanchot à travers une lecture philosophique du concept de nomination et l'interprétation que Blanchot fait de l'œuvre de Kafka.
Situation actuelle :

Anca Calin
(2009-2013). Thèse en co-tutelle avec l'université de Galati, soutenue le 17 octobre 2013.
Titre de la thèse : La question de la nomination dans l'oeuvre de Maurice Blanchot.
Résumé : Qu’est-ce que lire ? Qu’est-ce qu’écrire ? Ou plus généralement, qu’est-ce que la littérature et comment se ‘fabrique’-t-elle ? Ce sont les questions qui obsèdent Maurice Blanchot et auxquelles il tente de répondre. Ce questionnement incessant le conduit à construire un espace littéraire pour interroger la question de la nomination, concept-clé de son œuvre. Cette thèse se propose de faire la généalogie de la question du processus de nomination dans l’œuvre de Maurice Blanchot et de réfléchir sur l’espace littéraire qu’elle met au jour. Nous insisterons tout particulièrement sur le rapport lecteur-écrivain à travers la différence entre le langage ordinaire et le langage littéraire. Nous comprenons la lecture et l’écriture, non pas comme des actes mécaniques de rédaction et de déchiffrage de mots, mais comme deux processus intellectuels qui rendent possible ce que nous appellerons dans notre travail l’impossible nomination chez Blanchot. En fait, la lecture et l’écriture comme actes littéraires ne servent pas à comprendre, exprimer et influencer le monde, le but déclaré du langage ordinaire ; elles ont plutôt pour mission de réfléchir sur la prose du monde, sorte de but dissimulé du langage littéraire. Blanchot construit ainsi tout son système conceptuel à partir de l’opposition entre le langage ordinaire (la langue comme outil) et le langage littéraire (le corps de la langue et sa fabrication comme acte de création). Et c’est à partir de ce point central que nous articulons notre projet général : comment la matière brute de la langue conduit à fabriquer la littérature, ce qui revient à interroger le lire et l’écrire en littérature finalement.
Situation actuelle
: Enseignant-chercheur à l'université de Galati, Roumanie.
 

Alain-Christophe Bihan (2008-2013) : Thèse en co-tutelle avec l'université de Montréal avec Terry Cochran, soutenue le 17 décembre 2013.
Titre : 'Se' savoir humain ! Entre foi et savoir autour de Paul de Tarse, Sénèque et Clément d'Alexandrie
Résumé :

Cherchant à dépasser les résistances du sacré sur le terrain même de la laïcité, cette thèse propose de faire émerger et de se représenter, au travers d’une expérience de la pensée, l’humain par-delà le geste interprétatif imposé par l’institutionnalisation de la religion. Il en va d’un rendez-vous, entre les générations défuntes (cf. W. Benjamin). Il consiste à remonter, comme un archéologue de la langue, au moment des nominations dans l’écriture qui surgissent de la Genèse. En raison de la dissémination du nom propre de l’humain émerge la nécessité de se traduire à nouveau frais comme une œuvre pour « se savoir humain ». Une tâche de traduction qui, à partir de la mobilisation du stoïcisme d’Épictète, examine les mises en scène de l’humain dans les écritures de trois anciens, Paul de Tarse, Sénèque et Clément d’Alexandrie. Cette tâche, qui ouvre sur une anthropologie du bonheur fondée sur la cohérence des disciplines du jugement, du désir et de l’action, va au-delà du geste pragmatique de l’anthropologie kantienne. Il est question d’une expérience d’écriture qui conduit à penser, en dernière instance, qu’au demeurant, avant la lettre, il y a lieu de penser l’émergence d’un anthropos, ni profane, ni sacré, ni religieux, ni laïque, qu’il y a lieu de « se savoir » anthropos.

Situation acttuelle : professeur assistant à l'université de Montréal et l'université de Trois-rivières.

Pascale Weber : Octobre 2014 soutenance de son HDR.
Titre de l'HDR : Emancipation du corps en scène. Poésie de l'attachement et performance.
Situation actuelle : McF à Paris 1.

Wan-Wu Wang : Inscription en thèse, (2009-2015) (ED 138). Soutenance le 27 janvier 2016.
Titre de la thèse : Regards croisés sur l'espace théâtral à travers l'Opéra de Pékin contemporain de Taiwan : Le Roi Lear et Orlando.
Résumé : Cette étude se propose d’examiner les questions que soulève l'opéra de Pékin contemporain de Taiwan à travers deux exemples : Le Roi Lear mis en scène par Wu Hsing-Kuo et Orlando mis en scène par Robert Wilson. Ces deux spectacles en solo sont fondés sur des textes occidentaux traduits en chinois. Pour mettre en scène ces textes traduits, Wu Hsing-Kuo et Robert Wilson ont eu recours aux conventions et au jeu de l’acteur de l’opéra de Pékin, et cela en dépit d’éléments similaires, à savoir les textes scéniques tissés par ces deux metteurs en scène qui, somme toute, diffèrent profondément. Dans le but de trouver une manière appropriée pour analyser les expérimentations de ces deux metteurs en scène, nous avons commençé par creuser les conceptions qui sous-tendent la forme de l’opéra chinois, une forme de théâtre populaire dont le développement est étroitement lié à la vie des Chinois de la Chine ancienne. Ensuite, nous avons analysé les œuvres de ces deux metteurs en scène à travers l'enregistrement vidéo des spectacles ainsi que le travail qui a permis leur mise en scène, par l'intermédiaire, notamment d'entretiens avec Wu Hsing-Kuo lui-même et avec Bernard Faivre D'Arcier, ancien directeur du Festival In d’Avignon qui observe l’évolution du théâtre contemporain de Taiwan depuis plus de 15 ans
Situation actuelle : Chercheuse contractuelle au Centre culturel de Taiwan à Paris.



Mis à jour le 22 janvier 2017